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2014-11-18T09:00:35+01:00

Sein ou bib : pourquoi choisir ? Un choix perso !

Publié par Maman Arrive

Ce billet il me trotte dans la tête depuis 1 an mais je repoussais toujours son écriture, et puis il y a 2 semaines c'était la semaine de l'allaitement et j'ai lu quelques articles qui m'ont enfin décidé à poser mes idées.

Crédit http://www.papacube.com/

Crédit http://www.papacube.com/

Lorsque j'étais ado (vers 13/15 ans) je me disais que plus tard, lorsque j'aurai un bébé, je donnerai le sein en public par provocation car quand on est ado on est un peu rebelle !

Mais en y réfléchissant c'était juste l'acte que j'avais en tête car je n'aurais pas été capable à l'époque de dire comment fonctionnait l'allaitement ; et puis réellement je n'avais vu que donner le biberon.

Quelques longues années plus tard j'ai rencontré Chéri, le désir d'avoir un enfant ensemble c'est fait sentir rapidement et je suis vite tombée enceinte (après seulement 3 mois si vous voulez tout savoir).

Et puis une fois que mon ventre ressemblait à un gros ballon de baudruche il y a eu LA question (question qui revient encore lorsque bébé est là, sachez le) :

" Comment comptez-vous nourrir votre bébé ? "

Euhhhh... avec du lait nan ?! C'est pas comme ça qu'on nourri un bébé ?!

Oui mais lequel ?!

Nous y voilà, on rentre dans le vif du sujet chaud bouillant : allaitement versus biberon !

Donc lors de ma grossese et des cours de préparation à la naissance je me décide à "tenter" l'allaitement : je me dis que j'essairais, d'autres ont bien essayé avant, et que je verrais comment ça se passe.

Lors de la prépa à l'accouchement on apprend les positions pour bien tenir son bébé pendant l'allaitement et un peu le fonctionnement de l'allaitement : que plus on met son bébé au sein plus ça marche, si je le sens bien.

Je me suis donc achetée de la lanoline pour prévenir des crevasses et des coussins jetables pour proteger les vêtements de montées de lait, bu des tisanes.

Mais je n'en savais pas plus, ni ce que je ressentirais.

Ma grossesse se passe relativement bien (j'ai eu un placenta praévia mais tout est vite rentré dans l'ordre), et le jour J arrive enfin.

 

Après les premiers soins de Petit Monsieur, pendant qu'on recout mon épisiotomie, mon bébé est posé sur mon ventre.

Là je m'attends à ce qu'il "grimpe" mais grogy il ne bouge pas beaucoup, on reste à se regarder tendrement (et puis de toutes manières bien que la maternité est pour le "peau à peau" j'avais gardé ma blouse, personne ne m'avait suggeré de l'enlever, et Petit Monsieur avait déjà revêtu son 1er body).

2h après on nous ramène dans ma chambre et la sage-femme me dit de l'appeler lors de la mise au sein pour qu'elle vérifie que la position est bonne, ce que je fais.

Par contre j'ai l'impression que ma montée de lait ne vient pas, on me dit que si, en plus ça pince beaucoup, et Petit Monsieur se met à pleurer de manière inconsolable la 3e nuit, ni le sein ni le portage n'y change quelque chose, la sf de garde me propose un "biberon de complément" ce que je refuse d'abord puis, à bout de force, fini par accepté, et là, miracle, il se calme instantannément.

Je ne sais pas si c'est la faim ou le besoin de succion, je ne pourrais jamais exactement dire, mais ça a marché.

J'ai quand même continué l'allaitement en lui redonnant des petits biberons de complément la nuit pur calmer ses pleurs.

J'ai appris par la suite, sur des forums pro-allaitement, qu'il est fortement déconseillé de donner un biberon dit "de complément", je ne savais pas que c'était le nom donné dans le milieu médical pour ne pas dire "lait infantil", que ça peut stopper l'allaitement, et qu'en plus la péridulare ralenti la mise au sein (mais je n'aurais pas pu m'en passer).

 

En fait tous ces termes : biberon de complément, lait maternel, lait infantil signifient la même chose et désignent communément les "préparation pour 1er âge" (de 0 à 6 mois, et dont la publicité est interdite en France) et les "préparations de suite" (de 6 à 36 mois). Ces préparations, strictement contrôlées, se présentent sous forme de poudre ou de lait prêt à l'emploi.

Mais bon entre lire quelque chose et ressentir quelque chose il y a tout un fossé.

 

J'ai beau savoir que le corps fabrique ce qu'il faut pour son bébé, entendre ça à longueur de temps c'est soulant, j'avais la sensation que Petit Monsieur avait toujours faim après la téée : il pleurait beaucoup ça voulait dire quoi ? j'ai donc écouté mon instinct ; et puis finalement je n'étais pas très à l'aise pour allaiter en public.

La nudité ne me gêne pas en elle-même (j'ai d'ailleurs fais moi-même des photos de nue, mais chut faut pas le dire) mais là je trouve que c'est extrêmement personnel ; chacune à sa pudeur, ça ne s'explique pas.

Et ça marche dans l'autre sens :  les gens sont parfois grossiers s'ils nous voient allaiter (et je parle de manière discrète, pas du grand déballage) et essuyer des regards réprobateurs alors que c'est un geste naturel ça n'encourage pas. Trouver des vêtements adaptés sans dépenser une fortune c'était galère, heureusement maintenant beaucoup d'enseigne de prêt à porter lance une ligne "future/jeune maman" :-)

Surtout que j'avais mal : je n'ai pas eu ce sentiment d'euphorie que je m'attendais à avoir en lisant partout que c'est merveilleux, du coup j'étais un peu déçue désabusée.

D'ailleurs pour les sensations de "tirraillements" que j'ai eu je chercherais un traitement homéopathique si j'ai un second bébé, car ça existe mais ça peu de gens le disent qu'on peut souffrir en allaitant son bébé, c'est tabou ! Mais le dire et en parler ça permet trouver des solutions adaptées à chacune pour persister.

 

Alors oui le biberon a des contraintes : toujours avoir un stock de lait, quelques dosettes de poudres prêtes à diluer pour les sorties, de l'eau, du liquide vaisselle (oui le biberon ne s'auto-nettoie pas comme le sein lol).

Mais pour moi ces contraintes étaient moindres que aller par delà ma pudeur, avoir mal.

 

Du coup Petit Monsieur était en mixte dès le début et lors des sorties.

Et puis comme ça papa pouvait donner le biberon et se lever la nuit (même si la pulpart du temps j'alais le chercher et le calait contre mon sein pour qu'il se rendorme).

 

Ce qui n'a pas fréiné mon allaitement vu qu'il a cessé petit à petit vers ses 15 mois, après pour moi c'est plus facile vu que je travaille en intérim t à temps partiel.

Mais une maman qui reprend le travail à 3 mois comment peut-elle faire ?

Tirer son lait ? Perso je n'ai pas réussi, en 3/4 d'h je tirais à peine 60ml, pas de quoi nourrir Petit Monsieur.

Nos 2 "conceptions" de nourrir Petit MonsieurNos 2 "conceptions" de nourrir Petit Monsieur

Nos 2 "conceptions" de nourrir Petit Monsieur

Alors les gens (ancien billet qui m'a marqué) qui jugent à l'emporte-pièce ça a tendance à m'énerver, dire qu'on est une mauvaise maman parce qu'on n'allaite pas, qu'on est "égoiste", ou qu'on culpabilise.

Mais culpabiliser de quoi ?

De ne pas vouloir, de n'avoir pas réussi, de n'avoir pas su trouver les bonne info ?!

 

Il faut libérer la parole et pas que dans les groupes "pro-allaitement" où j'ai eu le sentiment que c'est tout ou rien, parler des bons et des mauvais cotés des 2 façons de faire : dire que l'allaitement est le meilleur mais que le biberon permet de faire grandir son bébé de manière normale, que l'allaitement peut être difficile mais qu'il y a des solutions, que le biberon doit être fait sur le moment, bref tout une multide de choses à savoir pour choisir et garder le cap.

 

Chacune est libre de choisir, tant que ça nous convient et qu'on le fait de manière seraine avec amour, on devrait être soutenue et comprise dans tous les cas.

Crédit Fanala http://bbenroute.over-blog.com/

Crédit Fanala http://bbenroute.over-blog.com/

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